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Etre malade c'est arrêter de mourir.
Quand j’ai la pieuvre, je dessine dans des carnets. Je dessine la pieuvre, ma tête, les étaux, les nœuds, les trous, les cris, avec la main gauche. Ce sont des dessins noirs, aussi laids que la bête, au trait dur et appuyé, qui transpercent le papier. Ils expriment mieux que tout l’intrusion de la bête. Ils sont le dernier élan de survie quand plus rien ne me calme et quand même dormir est fatal.

La pieuvre, extrait

Higelin